Château de Puyrigaud 
17500 Léoville, France |  05 46 70 61 29  |  06 08 61 21 03

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HISTORIQUE DU CHÂTEAU

 

Un peu d’histoire…

 

Historique du château : bâtiment principal du 15e remanié avec tour ronde et tour carrée sur 2 niveaux.

Bâtiment annexe du 18e construit à l’identique du 1er avec pigeonnier.

Les PUYRIGAULT

Les puyrigault deviennent seigneurs de Mesnac, non immédiatement après le départ des Beaumanoir en 1490, mais selon dom Bétencourt (nom féodaux) en 1495, par achat au Comte d’Angoulême. En fait, ils sont déjà seigneurs de Chazotte, qui se trouve dans Cherves, près de la des deux paroises, et dont il ne subsiste que le moulin, de l’autre côté de la voie supposée pré-romaine. Sur la carte de 1763, le château est signalé comme « ruiné »et les derniers vestiges, murs et douves, ont été arasés dans les années 1950 pour planter de la vigne.

Le nom Chazotte est probablement un diminutif de casa, dont le sens est incertain : cabane de métayer ? Le fonds Beaumont (535-156, ci après abrégé en FB) contient la copie d’un mémoire de la comtesse de Miossens, rédigé en 1713 ou 1714 et qui donne une généalogie détaillées des PUYRIGAULT. Le berceau de la famille est le PUYRIGAUD proche de Léoville, fief mouvant de Montaussier, et les PUYRIGAULT  se prétendaient d’ailleurs issus des seigneurs de Montaussier (dossier Chesnel du fonds Beaumont, 535-42), ainsi que des « Vicomtes d’Aulnay » dont la sœur Annes, aurait épousé un Humbert de PUYRIGAUD en 1254, mais le vicomte était alors une vicomtesse : Eléonore de Rancon, fille et héritiere de Jeanne de Surgères et éppouse de Geoffroi VI d’Ancenis. Ce fief de Puyrigault était passé à des Goulard au début du XVIe siecle, qui le transmirent aux Jousserand.

Est-ce qu’une branche aînée des Puyrigault l’avait conservée jusque là ? Le dépouillement du fonds Frétard par Pierre Collenot fournit d’autres données, que nous signalerons par la mention FF. Enfin on trouvera nombre d’élément sur la branche de Bois-Charmant dans le bulletin de la SAHSA de 1910 (t. XXX), pages 112-123, et sur le site Histoire-passion, sous la signature de Razine. La principale découverte est celle de l’ancienneté de Chazotte, qui remonte au plus tard aux années 1380, et probablement au moins à 1350 puisque Ménard de Puyrigaud en prend possession grâce à son mariage avec une héritière : celle des ERVOIS (Irvois, Hirvois ?), qui ne semblent pas être autrement connus.

EXTRAIT PAR TITRES DE LA GENEALOGIE ET ANCIENNE EXTRACTION DU SANG DE PUYRIGAUD

 

Premièrement Menard de PUYRIGAUD était seigneur de Puirigaud et de la Motte prez de Montauzier, il épousa Yvette Ervoise, dame de Chasottes, comme il se justifie par une enqueste faite devant le juge de Montauzier, ou il paroit qu’il eût  deux enfans, Pierrequi fut seigneur de Chazottes et Jeannet. L’enqueste  est de l’an 1436 (ou1456 ?).

 

Il paroit par deux transactions passées entre le dit Menart, comme procureur de la ditte Yvette Ervoise, et Huguet d’Argenton, que la ditte Yvette était dame de Chazottes, il prend la qualité d’Ecuyet l’an 1391. Il paroit encore que ledit Menart étoit seigneur deChasottes a cause d’Ervoise par deux dénombrements rendus au Roi Charles VI, l’un en latin, l’autre en françois dattée de l’an 1385 et1390. Laditte Yvette fut mariée en secondes noces avec Gardas Heraud comme il paroit par un dénombrement rendu de la seigneurie de Chasotes l’an 1401.

BLASON DE PUYRIGAULT

 

Les armes des Puyrigault, qui pourraient être reprises par la commune de Mesnac, étaient « d’azur à la croix d’or, cantonnée de vingt moucheture d’hermines d’argent ». De seize selon la comtesse de Miossens.

 

BLASON LASSALLE

 

  • Armes : d’or, à un château-fort sommé de 3 tours crénelées de sable, maçonné d’argent, posé sur une terrasse de sinaple, au chef d’azur chargé d’un croissant d’argent accosté de deux étoiles d’or.

  • Couronne : de comte

  • Supports : 2 lions d’or lampassés de gueules.

  • Historique : Philippe Lassalle, co-seigneur de Deyrac en Laurageais, fut élu capitaine de la ville de Toulouse en 1700. Il est mort à Deyme le 8 novembre 1720 laissant plusieurs enfants .

Le Château de Puyrigaud

 

Autrefois située dans l’enclave du Petit Angoumois, la terre de Puyrigaud a donnée son nom à une famille qui s’est répandue en Saintonge et aux alentours. Le dernier de la branche aînée, Jehan, prêtre, seigneur de Chazottes, rend hommage en 1533 de son hôtel noble de Puyrigaud, relevant du château de Montauzier.

 

Dès 1547, la Seigneurie appartient à Jean et Jeannot Goulard, frères. Jean, seigneur de Puyrigaud, étant mort sans postérité, le château passe aux mains de sa sœur Isabeau, épouse de Jean de Cugnac, un gentilhomme périgourdin. Vendu en 1717 par Louise de Froidour, veuve de Jean-Louis de Cugnac, à Annet Dubois seigneur de Chateaulin, il revient après le décès de ce dernier, survenu en 1763, à sa fille Catherine, épouse de Jean de Fauquier, seigneur de CANTELOUP, Conseiller au parlement de Bordeaux, qui le cède dès 1766 à Jean-Baptiste de Lamolère-Sibirol, conseiller en la grand chambre du parlement de Bordeaux, au préjudice de qu’il est saisi lors de la Révolution, et vendu comme bien national.

 

Un état des lieux dressé en 1766, avant l’énergique campagne de travaux due à Jean Baptiste de Lamolère, permet de savoir que l’ancien logis comprenait différents bâtiments organisés autour d’une cour ou l’on pénétrait après avoir franchi un pavillon percé d’une porte cochère et flanqué par deux petites tours carrées. Le corps de logis principal, assez modeste et probablement conçu en équerre, devait se dresser en fond de cour, auprès d’une chapelle transformée en appentis et d’une fuie. De cet ensemble, Jean baptiste de Lamolère n’a conservé que l’aile ouest des dépendance qui est appuyée sur une tour cylindrique couverte de tuiles plates et qui a été complétée par l’adjonction d’une tour carrée élevée à l’angle médian.

 

En face, il a fait dresser une aile symétrique, en veillant « en bâtissant la tour devant servir de colombier, qu’elle soit de mesme hauteur et de mesme diamètre que celle qui subsiste » 

 

Selon un principe fréquent au XVIIIe siècle, il a fait construire d’autres dépendances autour de deux cours secondaires aménagées de part et d’autre de la cour centrale, laquelle possède un espace vide entre les deux tours carrées ou l’on pouvait envisager, à terme, d’élever un corps de logis pour le Maître, au milieu de ce qui n’était devenu qu’une vaste métairie de rapport. En rétrogradant ainsi Puyrigaud dans ses fonctions, Jean-Baptiste de Lamolère avait cru bon de renforcer les signes distinctifs de noblesse, en faisant élever, sur un mode vernaculaire touchant, de nouvelle tours à contre-courant de tout ce qu’on pouvait faire peu avant la Révolution.

 

A ce titre, le Château de Puyrigaud mérite une attention particulière.

 

Son pigeonnier :

 

Le pigeonnier ou « fuie » faisait partie des privilèges matériels de la noblesse.

Le nombre de pigeons était réglementé en fonction de l’étendue des terres et de la dignité du seigneur.

Le braconnier qui tuait un pigeon risquait une très lourde amende. Cet élevage disparaît peu à peu, et beaucoup de fuies, devenues inutiles, ont disparu .

Celle-ci se caractérise par sa disposition intérieure très rationnelle.

Les « boulins » sont constitués d’un grand nombre de pots de céramiques. Dans le mur, seules apparaissent les ouvertures rondes. Une échelle tournante, articulée autour d’un mât, donnait accès à ces nids.

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